Mitt Romney, qui a fait fortune à la tête d’un fonds d’investissement, a déclaré des revenus de 21,7 millions de dollars pour 2010 et de 20,9 millions pour 2011. Au total pour ces deux années-là, son foyer fiscal a donné 7 millions de dollars à des oeuvres de charité —pour l’essentiel à l’Eglise mormone— et payé 6,2 millions de dollars d’impôts fédéraux. Les trois millions de dollars de contributions versées en 2010 représentent un taux effectif d’imposition de 13,9% et les 3,2 millions de dollars payés l’an dernier un taux de 15,4%.
En France, il y a près de 9% de non-inscrits sur les listes électorales, et environ 20% chez les jeunes de 18-22 ans.
Selon les chiffres officiels rendus publics mercredi, le chômage a atteint en décembre son plus haut niveau depuis 1999. En 2011, le nombre de chômeurs sans emploi ni activité occasionnelle s’est accru de 152 000 à 2 874 500 personnes. Quand on ajoute à ce stock les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite, le nombre des chômeurs s’est accru de 225 200 à 4 270 700.
Quelque vingt tonnes de harengs se sont échouées en Norvège, sur la plage de la ville de Nordreisa. Les poissons ont-ils été victimes de la tempête ? De prédateurs ? D’une maladie ? Jens Christian Holst, de l’Institut de recherche marine, se perd en conjectures. Une chose est sûre, les harengs morts ne sont pas restés longtemps sur la rive : ils ont été happés par les flots à marée haute. Les oiseaux marins ont achevé de nettoyer la plage. Cette mystérieuse hécatombe s’ajoute à une longue série de morts animales inexpliquées. Le 31 décembre, il pleuvait des oiseaux morts aux Etats-Unis. Des milliers de carouges à épaulettes sont tombés du ciel à Beebe, dans l’Arkansas.
La France a perdu en cette fin de semaine son fameux “AAA”. En effet, l’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé la note de la dette souveraine de plusieurs pays européens, dont la France. La note de la France est désormais de AA+. La Slovaquie perdrait, elle, également un cran, d’après l’agence de presse Reuters. Les Echos croient savoir que l’Italie, l’Espagne et le Portugal, déjà fortement dégradés au fil de la crise de l’euro, vont pour leur part perdre deux crans. Seuls l’Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas pourraient conserver leur triple A, la note maximale donnée par les agences de notations. L’effet d’annonce a aussitôt provoqué une onde de choc sur les marchés financiers. La Bourse de Paris est brusquement tombée dans le rouge (-0,97%). A 16h10, le CAC 40 perdait 31,08 points à 3.168,90 points, dans un volume d’échanges de 1,816 milliard d’euros. L’euro a également creusé ses pertes face au dollar vendredi, tombant à son niveau le plus bas depuis août 2010. Devant le raz-de-marée provoqué par la nouvelle, Standard & Poor’s s’est refusée à tout commentaire. Sa décision devrait être rendue publique à la clôture de la bourse new-yorkaise, après 22h30.
Dans une lettre du 23 octobre 1906, Jung communique à Freud «un cas difficile: une étudiante russe de 20 ans, malade depuis six». Aldo Carotenuto [Diario di una segreta simmetria/Sabina Spielrein tra Jung et Freud] avait déjà été alerté par ce «cas difficile», théoriquement, qui, selon lui, aurait fourni à Jung «l’expérience fondamentale du phénomène transfert/contre-transfert». En un mot, Jung, avec Sabina, casse le pacte analytique. Une histoire d’amour, si l’on veut, mais vécue fort différemment, de part et d’autre. […] Jung s’ouvre à Freud de ce que Carotenuto appelle un «contre-transfert psychotique». […] Après [lui] avoir expliqué […] qu’il se trouvait dans une situation terrible, Jung poursuit: «Une patiente que j’ai arrachée, il y a des années, à une très grave névrose avec un dévouement extrême, a trompé ma confiance et mon amitié de la manière la plus offensante qui soit. Elle a causé un horrible scandale uniquement parce que j’ai renoncé au plaisir de lui faire un enfant.»
Trente ans après la fameuse série des “Dollar Signs” réalisée par Andy Warhol à New York en 1981, la Monnaie de Paris, avec la Fondation for the Visual Arts Inc., lance quatre pièces à l’effigie de l’icône du pop art : deux rectangulaires en or et deux rondes en or et en argent. Un clin d’oeil à celui qui entretenait une relation ambiguë avec l’argent, allant jusqu’à dire : “Making money is art” (“Faire du fric, c’est de l’art”). Quatre pièces d’exception, dotées respectivement d’une valeur faciale de 10, 100, 500 et 5 000 euros. Pour les acquérir, il faudra débourser 85 euros pour la pièce en argent peinte en bleu avec un dollar rouge sur la face, et jusqu’à 70 000 euros pour la pièce rectangulaire d’un kilo en or. A l’heure où le marché de l’art vole de record en record, cette dernière pièce, frappée à seulement 29 exemplaires, ne devrait pas manquer de séduire les - riches - collectionneurs.
Les cyberacheteurs renoncent en moyenne au bout de quatre minutes à réaliser un achat en ligne lorsqu’ils ne parviennent pas à passer les différentes phases de vérification qu’intègrent les e-commerçants à leur tunnel d’achat, rapporte une étude d’Experian menée au Royaume-Uni. 44 % des e-acheteurs ont abandonné une transaction en ligne parce que les vérifications pratiquées par le site prenaient trop de temps. 43 % se sont alors tournés vers un site concurrent. L’impatience des internautes est encore plus flagrante dans le secteur du jeu en ligne, où les cyberacheteurs se découragent en trois minutes en moyenne. Les consommateurs les plus jeunes sont les plus impatients.
L’interactivité du Net (…) fait aussi de nous des rats de laboratoires qui appuient sans arrêt sur des leviers pour recevoir de minuscules croquettes d’aliments sociaux ou intellectuels. (…) Notre cerveau devient une simple unité de traitement de signaux. (…) Plus nous sautons de lien en lien moins nous réfléchissons. (…) Les études continuent à montrer que les gens qui pratiquent la lecture linéaire comprennent mieux, se souviennent mieux et apprennent mieux que ceux qui lisent des textes farcis de liens.
— Nicholas Carr
Les élites politiques n’ont absolument aucun intérêt à expliquer à la population que des décisions importantes sont prises à Strasbourg. Ils n’ont peur que d’une chose, c’est de perdre leur pouvoir.
— Jürgen Habermas