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Dans une tribune publiée par le quotidien colombien El Espectador, Humberto de la Calle essaie de comprendre pourquoi Chávez nourrit une telle haine pour le golf. Il revient sur la passion que nourrissait pour ce sport Fidel Castro et Che Guevara, en faisant notamment référence à une célèbre partie de golf disputée en 1962 sur un green cubain. C’était alors l’époque de “la révolution cubaine du golf”, comme l’a baptisée le quotidien britannique The Independent dans un article publié voilà quelques mois. Humberto de la Calle fait référence à un autre reportage, publié par la revue Diners, qui propose des images de ces trois illustres personnages, un club à la main. “A côté des barbus joyeux et décontractés, on peut voir un Chávez tendu, qui tient son driver comme une hache. C’est le symbole d’un ressentiment hérité de son enfance qu’il n’a jamais su dépasser, et ce malgré le pouvoir absolu dont il jouit désormais”, écrit Humberto de la Calle.
L’aménagement du Palais des papes a été facturé 2,172 millions au lieu des 1,885 million prévus ; le transport par TGV spécial “pelliculé aux couleurs de la présidence française” a flambé à 716 764 euros au lieu de 83 000 ; la restauration s’est élevée à 632 303 euros alors qu’elle aurait dû coûter 276 000 euros, et l’hébergement est finalement revenu à 241 912 euros au lieu de 107 000. A cela se sont ajoutés les 210 340 euros de l’”événement culturel” initialement budgété 130 707 euros. La Cour des comptes fait remarquer que ces dépassements n’ont pas toujours été justifiés, et rappelle que le coût du “Gymnich” de Brême, dans le cadre de la présidence allemande, n’avait pas excédé 2 millions d’euros.
Charles Pasqua, trois ans dont deux avec sursis et 100.000 euros d’amende pour trafic d’influence passif.
“Pour un élu, ancien ministre, le fait de monnayer dans le but de financer son activité politique, une intervention auprès du chef de l’Etat en vue d’obtenir, en faveur d’un tiers [Arcadi Gaydamak] une distinction honorifique, fût-elle méritée, présente une réelle gravité. Il est en effet singulier de rappeler que les valeurs distinguées par nos deux ordres nationaux qui ne sont ni l’influence ni l’entregent, ne peuvent être ni échangées, ni vendues.”
Des Hommes, de Laurent Mauvignier (Minuit)
Les Heures souterraines, de Delphine de Vigan (J.-C. Lattès)
La Vérité sur Marie, de Jean-Philippe Toussaint (Minuit)
Trois Femmes puissantes, de Marie NDiaye (Gallimard)
L’Islande est le pays où les discriminations entre les hommes et les femmes sont les moins fortes, tandis que le Yémen demeure celui où elles sont les pires, selon le rapport annuel sur la discrimination hommes femmes («The Global Gender Gap Report») dans 134 pays, publié mardi 27 octobre par le Forum économique mondial (FEM), organisateur du Forum de Davos. La France rétrograde de trois places et se retrouve ainsi en 15e position. Ce classement, publié pour la quatrième fois depuis 2006, tient compte de critères économiques (emplois et salaires), éducatifs, politiques et médicaux (espérance de vie). «Les discriminations se sont amenuisées pour les deux tiers des 115 pays analysés», notent les auteurs du rapport.
Une large majorité de Français (58%) dresse un bilan “négatif” de l’action du président Nicolas Sarkozy à mi-mandat, contre 38% qui jugent “positif” son bilan après deux ans et demi à l’Elysée, selon le baromètre mensuel LH2 publié lundi par le NouvelObs.com.
Seuls 6% jugent “très positif” et 32% “positif” le bilan de Nicolas Sarkozy qui arrive à mi-mandat le 6 novembre, contre 36% qui l’estiment “assez négatif” et 22% “très négatif”. 4% ne se prononcent pas.
Nous sommes noyés dans le réseau. Tout le monde s’y met, avec de moins en moins de spécificité (et quand il y en a, elle prend d’ailleurs souvent la forme nostalgique du lowtech, d’une origine perdue du netart qui doit se décontextualiser de la situation actuelle et sociale du réseau). Il y a une quantité de sites de socialisation artistique, de médiation. Chaque peintre, céramiste, graveur a un site (dont le modèle graphique d’ailleurs s’est homogénéisé. Il y aurait toute une étude à faire sur la norme visuelle des sites d’art contemporain), une image sur Internet. On s’y perd. On y comprend plus rien par saturation de données. On doit passer d’un site à un autre, il y a tant de choses à voir, on ne s’arrête sur rien, on ne prend pas le temps parce que le temps du flux nous prend. De sorte qu’Internet es devenu, concernant cette question de la transmission esthétique, exactement l’inverse de ce qu’il était: un espace dont il faut échapper, où il ne faut pas être.
Gregory Chatonsky, Le milieu du vide